Le conscient et l’inconscient : intrications

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Ces phénomènes, qui paraissent invisibles cognitivement, sont pourtant omniprésents. En nous la vie cherche à se rejoindre, et même plus encore : à se déployer.
rachel pedraza psychopraticienne en thérapie brève à toulouse
Rachel Pedraza
Psychopraticienne

Intrications entre le conscient et l'inconscient

Définitions subtiles entre le conscient, la conscience et l'inconscient

définition de la conscience et de l'inconscient

Définir ce qu’est l’inconscient, et même la conscience, est subtil, complexe, et pourtant au coeur de la psychologie. Si le conscient peut se définir comme “ce qui est intellectuellement accessible” (accessible à la pensée), et l’inconscient comme ce qui ne l’est pas (séparé ? en attente ?), qu’en est-il de la conscience ? En quoi nous pouvons distinguer la conscience du conscient ?

Si les travaux psychanalytiques de Sigmund Freud ont mis en évidence l’inconscient (venant dicter certains comportements agissant à notre insu), nous devons à Carl Gustav Jung l’apport du coté de la conscience. Selon Jung, il n’agit pas uniquement la dynamique sensorielle (quête du plaisir et éviction du déplaisir), mais aussi une dynamique expérientielle. C’est-à-dire un “essentiel” qui nous constitue, appartenant plus à un plan existentiel que sensoriel.

Entre “prendre conscience de”, “perdre conscience”, “avoir conscience de”, les “états modifiés de conscience”, “être une conscience”, la définition de la conscience oscille entre identité (qui l’on est), état (modifié), perception (champ)…

Selon Jung, la conscience est un état de veille, hors champ de l’intellect. Tandis que pour Freud, la conscience est assimilée à la perception, à travers nos cinq sens.

 

L'inconscient : une absence de conscience ou sa mise en veille ?

Jung met en évidence ce champ de la conscience (qu’il nomme le Soi) hors du champ de l’intellect, par la découverte d’autres facteurs contribuant à notre bonheur et que nous peinons pourtant à nous représenter mentalement. Selon lui, notre existence ne se réduit pas uniquement à la survie (recherche de sécurité et perpétuation de l’espèce) mais embrasse également des pulsions de vie : quête de sens, de profondeur, d’accomplissement, d’harmonie, de considération, d’amour, de déploiement…. Cette dynamique semblerait être un fondement de notre nature, agissant également hors du champ de notre volonté.

Pour distinguer les outils de survie (enjeux corporels) et l’expérientiel (enjeux psychiques), il a nommé le processus d’individuation (à distinguer de l’individualisme) cette zone de justesse, d’accomplissement de “quelque chose qui nous dépasse” (au-delà de notre volonté, difficile à représenter), essentiel à notre épanouissement. La question est alors : sommes-nous conscient de notre conscience ?

Combien d’entre nous perçoivent l’importance du sens, justement, au moment où nous le perdons ? Burn out, dépressions, désillusions…Il semblerait alors que la conscience elle-même, dans sa quête existentielle, ne soit pas totalement accessible à notre pensée, et qu’elle agisse à notre insu. Nous pourrions ne pas être conscient de notre conscience.

Mais si la conscience est elle-même inconsciente, en quoi est-elle séparée de l’inconscient ? L’inconscient est-il une absence de la conscience ? Ou sa mise en sommeil ?

Les pertinences à l'œuvre dans l'inconscient

La conscience et l'inconscient : discrètes sources de justesse

Grâce aux travaux de Jung, de nombreuses thérapies alternatives ont émergé. Dont la psychologie positive qui a su mettre en évidence les facteurs contribuant à notre bonheur. Pulsion de survie (protection) et pulsion de vie (déploiement) s’étayent l’une et l’autre.

L’inconscient cesse de devenir une zone trouble où se logent toutes nos blessures, il est un écosystème plus vaste, où la conscience cherche à se déployer dans son processus d’individuation. Comment la pulsion de survie et de vie œuvrent ensemble ?

Pulsions de survie et de vie au coeur de l'inconscient

prise de conscience : de l'inconscient à la conscience

A la pulsion de survie nous attribuons la sécurité et perpétuation : ce que nous mettons à l’écart, par instinct de protection, et ce que nous recherchons (en mode prédation) pour assurer notre intégrité. Cette dynamique est autant valable sur le plan physique que psychologique !

Lors d’un trauma ou d’une blessure émotionnelle, ce qui est trop lourd pour être intégré est mis à l’écart : c’est le clivage psychologique.

La psyché se sépare elle-même de ce qui est trop encombrant pour nous préserver de l’insoutenable, grâce à cette pulsion de survie. Elle génère également les compensations pour ne pas ressentir ce vide “clivage avec soi-même (une place du Soi jadis occupée qui nous manque). La compensation, bien que couteuse en énergie, nous permet de tenir debout temporairement.

Mais le vivant dans son intelligence invite également la pulsion de vie : elle met en place un lien pour ne pas perdre complètement “qui on a été”, dans cet événement. Et ce lien n’est rien d’autre que le symptôme. Quand l’énergie vient à manquer, les compensations ne pouvant plus tenir, alors émerge le “vide” (jusqu’alors inconscient) et le “symptôme” appelle à notre conscience. L’inconscient et le conscient ne serait donc pas de nature complémentaire, mais compensatoire. En réhabilitant la part de Soi mise à l’écart provisoirement, nous nous “retrouvons” nous-meme : notre intégrité, et donc notre équilibre.

L'accompagnement en maïeusthésie pour un déploiement de conscience

trauma symptomes

L’approche de la maïeusthésie est une écoute de ces pertinences à l’œuvre. Dans un accompagnement, elle suite les émergences en partenariat avec ce vivant qui cherche à retrouver son intégrité. Le symptôme n’est pas vu comme le résultat d’un trauma antérieur, mais comme l’appel vers cette finalité à rejoindre : une complétude à réintégrée.

Ces phénomènes, qui paraissent invisibles cognitivement, sont pourtant omniprésents. En nous la vie cherche à se rejoindre, et même plus encore : à se déployer. La thérapie en maïeusthésie offre un espace et un instant de sécurité pour accueillir ces “Etres de Soi” (usuellement appelées parts de soi), sans créer de reviviscence. Pour cela elle fait la distinction entre la charge émotionnelle, l’évènement, et l’Etre qui les a éprouvé. La psychologie classique traite de la mémoire des faits. La psychopathologie accompagne la pulsion de survie (mise à l’écart). La maïeusthésie traite de la mémoire des “Etres”, de la conscience, et accompagne la vie.

Le conscient et l'inconscient : sources de cet article

rachel pedraza psychopraticienne en thérapie brève à toulouse

Rachel Pedraza

Praticienne thérapie brève à Toulouse

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