La communication non verbale

la communication non verbale : ce qu'on dit et comment on le dit, pourquoi on le dit de cette façon

La communication verbale et non verbale

Le non verbal : le langage corporel

Quand on s’exprime, il y a ce qu’on dit, comment on le dit, et ce qu’on cherche à dire quand on le dit de cette façon. Le langage non verbal représenterait 75% de la communication (certains travaux de recherche estiment cette proportion à 93%). Si le langage verbal fait référence aux mots employés et au sens qu’ils délivrent dans une phrase, la communication non verbale inclue les variables vocales (volume, débit et timbre de la voix) et corporelles (gestes, regard, attitude). Tout deux œuvrant simultanément (langage verbal et non verbal), la proportion de ce deuxième “aspect” de la communication (si nous les abordons séparément) est loin d’être anodine. Elle est le canal privilégié pour nous permettre d’exprimer au mieux ce que l’on cherche vraiment à dire, et ce parfois à notre insu. Il y aurait alors : le verbal et le non verbal, qui sous-tend le non-dit (plus ou moins conscientisé). La qualité de notre communication avec autrui est liée à notre aptitude à entendre ces différents plans : de la superficialité (les mots en surface, visibles) à la profondeur (ce que l’Etre cherche à exprimer véritablement).

La sensibilité au langage non verbal

Certaines personnes ont naturellement cette écoute multiple : à la fois une attention sur le langage verbal, le langage non-verbal, et presque majoritairement sur le “non dit”. Comme si elles étaient capables de voir “à l’intérieur” et de se laisser toucher par cette profondeur qui nous anime.

Cette considération et reconnaissance, quand elle a lieu au sein de la communication, est vraiment enrichissante. On se sent compris, rejoint. La connivence est tangible. Et quand nous sommes nourris sur ce plan existentiel, nous supportons mieux ensuite les frustrations sur les autres plans (physiologiques et psychosociaux). Les “besoins” sur ces plans ne disparaissent pas, mais ils cessent d’être déterminants ou organisateur de nos comportements. On se sent Exister en tant que Sujet, et c’est joyeux.

La Maïeusthésie : une thérapie qui priorise les interlocuteurs

L’idée est d’inviter davantage l’existentiel dans notre quotidien. La communication n’est pas une posture de simple échange d’informations. C’est l’un des points que rappelle la Maïeusthésie, une approche thérapeutique inédite qui distinguent clairement les individus (les Etres), des événements et des actes (les choses). Si elle permet de valider ce qui a été éprouvé lors de certaines circonstances, elle permet surtout d’offrir de la reconnaissance aux Etres qui les ont vécu. En effet, la parole permet de rendre compte des “choses” objectivables, mesurables, mais ces “choses” (vécus) ne sont pas à amalgamer avec les Sujets, qui sont et restent inestimables. L’écoute du non verbal et du non dit et d’une grande importance pour permettre à celui qui s’exprimer de s’ouvrir à ses véritables ressentis. 

Lorsque la quête de précision est accompagnée d’une ouverture, lorsque la rigueur est alliée de la sensibilité, lorsque nous priorisons les Êtres que sont les interlocuteurs sur l’information échangée, alors nous arrivons à une qualité de communication sans égale. Plus nous y devenons sensible, plus nous devenons capables de nous laisser toucher, à notre tour, par cette dimension chez autrui et chez nous-même. La qualité de nos échanges s’agrandit et nous nourrit chacun en profondeur.

"La Maïeusthésie est une ouverture au déploiement, une délicate invitation à aller par-delà les étiquettes vers une plus profonde connaissance de Soi. Elle ne cherche pas comment faire « contre » ou « avec », elle invite à « Être »."
rachel pedraza psychopraticienne en thérapie brève à toulouse
Rachel Pedraza
Praticienne en psychothérapie

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