Comment être (vraiment) soi en tant qu’hypersensible

individuation : comment etre soi quand on est hypersensible

Hypersensibilité : une intuition de Soi là où je ne me connais pas encore

rachel pedraza psychopraticienne en thérapie brève à toulouse

Rachel Pedraza thérapeute Hypersensibilité

L'intuition, comme le mot sur le bout de la langue

Un peu comme le mot sur le bout de la langue, nous avons des  » INTUITIONS  » de nous-même à des endroits inexplorés. La rumination mentale en est un parfait exemple. Elle illustre bien ce qui :

  • est accessible à la conscience : le dialogue en roue libre sur des histoires laissées en suspens
  • est inaccessible à la conscience : où se trouve la pertinence d’un mécanisme d’apparence non constructif (obsolète) et pourtant omniprésent ?

C’est le paradoxe des pensées intimes.

Que la pertinence d’un tel processus ne soit pas évidente ne signifie pourtant pas qu’elle est absente.

Pour accompagner ce qui émerge à notre conscience, il ne s’agit pas simplement de trouver des mots sur nos perceptions (mobilisation de l’intellect), mais de trouver les mots JUSTES (faisant écho à notre sensibilité).

Les mots justes sont ceux capables de rendre compte de son vécu intérieur, en profondeur et en résonnance harmonique avec ses sensations. Ils permettent d’offrir de la RECONNAISSANCE.

C’est ce qui permet de passer de :

  • simplement dire ou se dire : ruminer, se raconter, se rappeler (plan mental)
  • et se sentir entendu : se voir, valider ses ressentis et s’accueillir dans ce qu’il en a été réellement pour soi (réhabilitation de la sensibilité)

Ce qui émerge à la conscience (pensées, émotions, sensations, intuitions) peut témoigner d’une chaleureuse invitation à l’écoute de soi sur un plan plus existentiel…qu’intellectuel !

L'intuition, ce cadeau

Ecouter son intuition c’est écouter la vie qui s’exprime en soi. Pour oser son intuition, il s’agit de se libérer du joug du mental, frileux à la perspective d’un non savoir.

La résonnance harmonique d’un chemin, discrète ou fulgurante, est pourtant bien une invitation à l’ajustement !

La confiance en son intuition se construit par opportunités successives. Pour accélérer le processus (confiance en soi et en la vie), la maïeusthésie va au coeur des dialogues intérieurs qui viennent s’intercaler entre les ressentis et le passage à l’action.

Pour se connecter à sa boussole intérieure, voici le lien vers un LIVE abordant les thème de la relation au corps, l’écoute des ressentis, les blessures qui peuvent façonner notre perception du monde (et faire perdre le contact avec soi) : 

Se rencontrer plutot que se façonner ?

« Si l’on ne se compare à personne, on devient ce que l’on est ».

La comparaison est « normale », en ce sens qu’elle est un fonctionnement partagé par « le plus grand nombre ». Une habitude qui n’a rien d’exceptionnel, donc. Et pourtant, quel était le coût de la comparaison, au quotidien ?

Lorsque l’on compare, nous sommes en train d’émettre un jugement de valeurs. Or, ce qui est valorisable (mesurable), est valable uniquement pour des objets, non des sujets. Donc ce que nous mesurons, quand, nous nous comparons, ce n’est pas l’Être (le Sujet) que nous sommes à l’Être qu’est autrui, mais le personnage que nous adoptons (apparence, actes) au regard du personnage qu’autrui nous montre. Nous comparons bien des « choses », et cela est forcément source de confusion, voir de souffrance, surtout quand la comparaison occupe une très grande place dans notre vie.

Ce que m’a rappelé la lecture du livre « Se libérer du connu » (Krishnamurti) est que : « L’authenticité de qui nous sommes ne peut pas nous être « enseignée » par autrui ». Toute projection vers « qui je devrais être » creuse un écart avec qui nous sommes réellement. La rencontre avec Soi se fait au présent : dans l’actualisation du présent, d’instant en instant.

Pour se connaitre soi-même, il y a à s’ouvrir à Soi, se regarder : sans artifices, sans chercher à rectifier, ni justifier. Se mettre à son propre contact, en observateur clairvoyant et bienveillant, permet le pas supplémentaire : l’ouverture aux messages jusqu’alors cachés, et pourtant si essentiels à la prise de conscience de notre singularité qui cherche à s’exprimer.

L'amour, la bienveillance et la compassion envers soi démarrent là où s'arrêtent l'estime de soi
rachel pedraza psychopraticienne en thérapie brève à toulouse

Rachel Pedraza

Praticienne thérapie brève à Toulouse

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